LE PROJET FRANCAIS
Introduction
 
J'éprouve le besoin d'écrire "le projet diplomatique français" parce qu'il construction européenne
La partie historique, rigoureusement vraie et vérifiable, ne prétend pas à l'objectivité. Mes commentaires défendent la Royauté et une conception mystique de la France (la "certaine idée de la France" gaulliste)
Je ne réécris pas l'Histoire de nôtre Patrie dans ses moindres détails mais j'analyse des faits marquants pour faire aimer la France, ses Rois au point de créer un large consensus pour restaurer la Royauté qui œuvra et œuvrera de façon si exceptionnelle à l'unité politique du Royaume et au bien commun
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Deux questions se posent: Qu'est-ce qu'un projet, et y a-t-il un projet diplomatique français?
Le concept de projet est d'abord l'art de se projeter dans le future pour le prééparer, l'améliorer ou éviter ses aspects néfastes. Mais il peut être fait inconsciamenet c'est au chercheur en science politique qu'échoit le travail inconsciamenet c'est au chercheur en science politique qu'échoit ldu moins au premier abord
Je soutiens la thèse que dès l'avènement des capétiens en 987 un projet diplomatique global, qui s'opposait au projet carolingien impérial fut mis en oeuvre et perdura jusqu'au néfaste septénat giscardien
ll y a donc bien un projet diplomatique français qui encourage et permet une politique intérieure souveraine que le giscardisme a commencé a détruire
Ces pages essayeront de dégager la philosophie de la diplomatie française durant le millénaire allant de 987 à 2010
Il va de soit que je serai obliger de faire des incursions dans la politique inntérieure parce qu'elles sont très souvent intriquées
I
La géographie

On dirait que Dieu, ou la nature, a dessinné les frontières géopolitiques européennes de la France En efffet si on regarde une carte de l'Europe on a du mal a voir du premier coup d'oeuil les frontières de la plus part des nations continentales
Bordée etlimitée par la Manche, la Méditerranée, les Pyrénées et les Alpes, notre nation forme grosso modo un hexagone
A l'intérieur du pays il y a bien sûr des fleuves et montagnes, mais rien qui soit assez imposant pour constituer une frontière naturelle comme aurait pu l'être la Méditerranée entre l'hexagone et la Corse si celle-ci n'avait pas été acheté par Louis XV à la république de Genes
Si le territoire est homogène la population ne l'a jamais été; ceci dès les gaulois, d'oû la difficulté de Vercingétorix à fédérer les tribus pour lutter contre les légions de César
Les frontières hexagonales enclosent certes, mais ouvrent sur d'autres mondes: monde de l'Europe centrale (Allemagne, Pologne, etc...) monde méditerranéen (Algérie, Maroc et toute les anciennes colonies d'AEF et d'AOF) et le monde atlantique (Irlande, Amérique: Louisiane, Québec)
La position géographique du pays n'a plus autant d'impotence avec l'apparition de l'aviation mais elle a façonné nôtre diplomatie, et plus généralement nôtre vision du monde
II
Le préhistoire de la France
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La préhistoire française dure environ dix siècles, de -50 à 987
Ce qui est encore la Gaulle, ou plutôt les tribus gauloises, ont marqué, ce que les allemands appellent "l'esprit du peuple" par la notion, et le mythe opératoire de la résistance si bien croquée par Goscinny dès la première page des "Astérix" Le village gaulois résistant contre toute raison au monde romain c'est Bouvines, Jeanne d'Arc, De Gaulle, le 29 Mai 2005.
N'est-il pas significatif que "l'esprit du peuple" retienne moins la victoire de Gergovie que la défaite d'Alésia?
La raison en est, me semble-t-il que malgré la victoire romaine le peuple gaulois, qui n'avait pas de conscience nationale, a non seulement survécu, mais a modifié dans une certaine mesure l'occupant romain au point que lorsque les tribus franques déferlèrent sur l'hexagone ne conquirent pas un peuple romain mais gallo-romain
Notre première défaite, par ses conséquences tant historiques que psychiques fut notre première victoire. On apprend rien d'une victoire. Gergovie ne nous a pas enseigné la nécessité d'être unis et 1918 ne nous a pas appris l'utilité des corps blindés malgré les admonestations du colonel De Gaulle La défaite est donc propice à la remise en question des peuples à l'âme bien trempée (polonais, israélien français) tant disque la victoire est la restauration de l'ordre historique ou son amélioration, dans le pire des cas à un engourdissement (à moins que ce soit une fondation "ex nihilo" comme la Tchécoslovaquie, la Yougoslovaquie, ou cette monstruosité d'"Union Européenne")
Il est impossible de dissocier l'histoire de France de l'histoire de l'Etat français et de son développement
Il n'y a jamais eu de français sous les mérovingiens ni les carolingiens. les raisons sont évidentes
Les mérovingiens n'avaient pas le sens de la "Rex publica" (chose publique) puis que dès Clovis à la mort du "roi" les enfants se partagèrent le royaume et ainsi agirent en conquérants méprisant les populations placées sous l'autorité des roitelets mérovingiens.
De plus les guerres entre royaumes mérovingiens furent fréquentes

L'action de Charlemagne ne se voulu pas inauguratrice d'un moment ou d'une saga historique mais restauratrice de l'empire romain d'occident comme le prouve les guerres de conquêtes (Allemagne, Espagne). Significatif également le sacre papal du Noel 800 qui initia les revendications théocratiques papales, et par conséquent supranational
Le projet impérial aurait pu réussir tant la population était lasse de l'anarchie méringienne, mais il aurait fallu à Charlemagne des successeurs un caractère énergique, ce qui n'était pas le cas de Louis I° le pieux
La faiblesse de Louis I° amena à diviser l'empire au Traité de Verdun (843) entre Charles le chauve qui reçu la "francia occidentale" (groso modo la France) et Louis le germanique qui reçu la "francia orientale" (grosso modo l'Allemagne)

L'accession au Trône d'Hugues Capet en elle-même ne fut pas l'inauguration d'un nouvelle ère puis qu'il comptait parmi ses ancêtres deux rois
La nouvelle dynastie, plus ou moins apparentée à l'ancienne fut servie par deux faits: l'un volontaire l'autre involontaire
Le premier fut la cause principale du développement de l'Etat, donc de la nation française: les premiers capétiens non seulement associèrent leurs premiers-nés aux affaires politiques, mais pour plus de sécurité les firent sacrer de leur vivant afin d'éviter la vacance du pouvoir, ainsi s'explique le cri traditionnel: "le Roi est mort! Vive le Roi!" Le second fait fut l'exceptionnelle qualité de la plus part des capétiens directs et des régentes

III
La diplomatie des premiers capétiens
Dès son accession au Trône Hugues s'attacha à affermir et élargir le domaine royal. Ce fut facilité par les faits que les roitelets carolingiens avaient perdu la confidence du clergé parce qu'ils avaient laissé l'empire se "germanisé"
La féodalité fut in lien d'autorité entre le roi et les seigneurs comme entre les seigneurs d'inégales impotence. Celle-ci reposait sur le principe de la protection cotre services rendus. Ceux-ci étaient souvent mis par écrit dans des chartes mais pouvaient être orales et ainsi devenir coutumiers; les motifs se perdant dans la nuit des temps mais les services continuant d'être exigés. Au sommet du système un roi plus ou moins potiche
Mais les capétiens ne furent pas de tels rois. Ils utilisèrent le droit féodale à leur profit pour affaiblir la féodalité à court terme, et à long terme pour l'abolir (la nuit du quatre août couronna toute l'oeuvre capétienne, et plus particulièrement celle de Louis XVI, qui voulu établir sans y parvenir l'égalité des trois ordres devant l'impôt). L'erreur fatale fut de monter Roi et Révolution l'un contre l'autre alors que la Révolution aurait pu être le bras armée fiscal du Roi
Finissons-en avec cette digression. La position royale, hors du domaine était plus honorifique que réelle mais il avait le pouvoir juridique suprême et tous, du grand féodal au serf et par ce pouvoir juridique et arbitral nos Rois purent par ce biais desserrer les liens de fidélité en vaisseaux et resserrer ces mêmes liens entre les vaisseaux et eux-mêmes
Le droit féodal, reconnu dans toute l'Europe catholique (rappelons qu'une partie de l'Espagne fut musulmane pendant environ trois siècles) servit à construire nôtre nation (alors que le droit européen, question de volonté politique gouvernementale, sert à détruire la France). Parallèlement
un politique de mariage fut mise en place pour agrandir pacifiquement le domaine de la Couronne
Tels furent les deux grands moyens que nos Rois utilisèrent pour bâtirai la France
L'analyse du règne de Philipe-Auguste, Roi relativement méconnu, nous fera sentir le profond patriotisme de nos Rois

Philippe II Auguste, fils de Louis VII et d'Adèle de Champagne, succède à son père en 1180, mais a déjà été sacré en 1179 à Reims. Marié en 1180, à Isabelle de Hainaut, fille du comte de Flandre Philippe d'Alsace, Philippe Auguste est encore trop jeune pour régner. Son beau-père exerce la régence jusqu'à ce que le jeune roi conteste son autorité : allié à d'autres féodaux, Philippe Auguste bat son beau-père et obtient l'Artois et le Vermandois.
Mais rapidement un adversaire plus redoutable s'oppose à lui : la dynastie anglaise des Plantagenets, puissamment installée dans l'ouest du royaume de France. En 1187, Henri II Plantagenêt tente de s'emparer du Languedoc, mais Philippe Auguste parvient à s'allier à Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre, les deux fils d'Henri II, contre leur père.
En 1189, Richard hérite du trône anglais. Les deux rois s'entendent bien et partent en 1190 en croisade. Après la prise de Saint-Jean-D’acre, Philippe Auguste revient en France et profite de l'absence de Richard pour envahir la Normandie, défendue par Jean sans terre.
Mais Richard revient en 1194 après plusieurs années d'emprisonnement. La guerre tourne à son avantage, notamment à la bataille de Courcelles en 1198, mais il meurt en 1199, laissant Jean sans Terre sur le trône anglais. Vient alors un temps de trêve, concrétisée par le mariage du fils de Philippe Auguste, le futur Louis VIII, avec Blanche de Castille, la nièce de Jean.
Mais la guerre reprend vite. En 1202, Philippe Auguste intervient dans une querelle entre Jean et le comte Hugues de Lusignan en confisquant les terres françaises du roi d'Angleterre. Il occupe la Normandie, le Maine et la Touraine. Sa victoire est totale en 1204. Mais une alliance des nombreux adversaires de Philippe II menace toute son oeuvre : Jean, roi d'Angleterre, les ducs de brabant, de Limbourg et de Lorraine, les comtes de Flandre, de Hollande et de Boulogne, et enfin l'empereur d'Allemagne Otton de Brunswick s'unissent contre lui. Cette coalition est écrasée en 1214 lors de la bataille de Bouvines, bataille qui donne à Philippe II une gloire immense.

Dans le même temps, le roi Jean est battu par Louis, futur Louis VIII, à La-Roche-au-Moine. La fin du règne est marqué par un autre front militaire : Le Languedoc. Une croisade a été lancée en 1209 contre les albigeois. Le roi laisse son fils diriger les opérations. Sous son règne ont également lieu en Terre sainte les troisième, quatrième et cinquième croisades, auxquelles le roi ne participe pas
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Désormais à la tête d'un immense domaine, le roi doit réorganiser son administration. Il s'appuie moins sur les féodaux et davantage sur des hommes moins puissants mais plus fidèles et souvent mieux formés. Dans les provinces, des baillis sont envoyés dès 1184 pour le représenter : ils exercent des fonctions militaires, policières, judiciaires et administratives en son nom.
A la tête de l'administration, le roi s'appuie sur des officiers aux titres moins prestigieux. En 1185, il remplace le puissant chancelier par un simple garde des sceaux aux attributions plus réduites et met fin à la prestigieuse fonction de sénéchal, dont le dernier détenteur, Thibaut de Blois, était trop puissant à ses yeux. Paris devient réellement une capitale pour le royaume : la cour et surtout l'administration s'y installent.
Le trésor royal y est placé sous la garde de l'ordre des templiers, la forteresse du Louvre est édifiée. Une nouvelle muraille est construite pour la ville. Des forteresses sont édifiées en province, notamment à Dourdan, Vernon, Gisors ou Montlhéry.
http://les.rois.de.france.free.fr/CAPETIENS/index-08.php
Le règne de Phillips II est exemplaire du patriotisme royal et des moyens pour atteindre ses objectifs
Philippes, au début de son règne est dans la même position que Louis XIII bien des siècles plus tard en devant s'affranchir du régent avec cette différence que luttant contre le régnant, grand seigneur féodal qu’il put annexer les terres de ce féodal.
Le mariage de Philipe témoigne de la double volonté d'avoir un allié au nord pour prendre à revers d'éventuel seigneurs rebels et éventuellement annexer la Flandre, comme le sera au XVI° Siècle la Bretagne par le mariage de Louis XII avec Anne (on voit que le patriotisme peut atteindre ses buts par des moyens pacifiques)
Depuis que Guillaume le Conquérant a envahi l'Angleterre en 1066 les roi d'Angleterre sont devenus les plus puissants vaisseaux des Rois de France (leur puissance n'aura d'égale que celle des ducs de Bourgogne dont l'apogée et la chute se fera sous Charles le Téméraire vaincu par Louis XI)
La tentative d'Henri II pour agrandir ses possessions en terres françaises change désormais de nature. Ce n'est plus un simple féodal que le Roi doit limiter dans ses ambitions mais le roi d'Angleterre qui tôt ou tard cessera de reconnaître la souveraineté du Roi de France sur ses fiefs pour les annexer purement et simplement au royaume anglais.
Voulant, ainsi que le droit féodal l'y autorisa, arbitrer entre les seigneurs de Lusignan (dont une branche s'est installée au royaume de Jérusalem et a donné le dernier roi) et les Plantagenêt en tant que seigneurs normands et rois d'Angleterre furent des voisins bien plus puissants et dangereux que les Lusignan, fut-il de bonne politique, abstraction faite de toute notion de justice, de trancher en faveur des Lusignan.
La riposte ne se fit pas attendre: avec six siècles d'avance, l'Angleterre fomenta la première coalition antifrançaise, comme elle le fera contre la république et l'Empire, pour détruire dans l'œuf le projet français d'un Royaume social, cultivé et qui ne soit ni inféodé au pape ni au saint empire germanique
Certains historiens modernes y voient l'émergence de la Nation française !
Bouvines et l'orgueil national
La victoire de Bouvines, due à la coalition de la chevalerie féodale et des milices communales, est accueillie par le peuple de France avec soulagement et fierté et donne lieu aux premières manifestations d'orgueil national.
Le comte Ferrand de Flandre ayant été capturé, Philippe Auguste l'emmène, enchaîné dans une cage, jusqu'à Paris, sa capitale, pour un triomphe à la romaine.
«Ferrand, tu es ferré !», lance la foule sur le passage du prisonnier.

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=12140727&ID_dossier=169
La première résistance nationale, contre toute logique, a vaincu et l'idée selon laquelle aucune défaite, aucune situation, si terrible fut-elle n'est irréversible.
Et cette idée, profondément enracinée dans nôtre peuple, vient des premiers capétiens!
La famille capétienne fut véritablement au service de la Patrie naissante. Ici point de luttes fratricides comme chez les Plantagenêt: les règles furent solidement établies et ne dépendirent pas du Roi: le premier descendant direct, ou à défaut indirect fut Roi de France et les femmes en furent à juste titre exclues afin qu'aucun étranger ne devint Roi de France
Phillipe IV met fin à une guerre antinational en Aragon fait pour le compte du pape par le traité d'Agnani en 1295 Cette guerre n'avait aucun intérêt du point de vu de l'unification du Royaume, on peut faire un parallèle avec la guerre d'Afghanistan qui ne sert en rien nôtre Patrie

Profitant des ennuis d'Edouard I° avec les écossais et les gallois, le Roi annexe la Guyane et tente d'envahir l'Angleterre en construisant au dernier moment un marine de guerre.
En 1295 le Roi de France passe une alliance, souvent renouvelée, avec les écossais, véritables chevreaux de Troie anti anglais. Edouard voulut former une coalition antifrançaise, mais exceptée la Flandre personne n'avait à se plaindre de nous. La paix fut donc signée à nôtre aventage en 1303 à Paris
Bien que francophiles avant l'annexion de la Flandre, celle-ci s’insurgea et après maints rebondissements aboutirent au traité avantageux d’Athis-sur-Orge en 1305 modifié en 1309 qui rapporta Béthune, Douaiss et Lille
IV
Politique intérieure des capétiens
Les réformes administratives de Phillipe-Auguste peuvent paraitre dérisoires cependant à une époque ou les titres et le verbe ont une importance qu'ils ont perdu, on peut voire dans cette rétrogradation des titres administratifs pour mieux contrôler les serviteurs de l'Etat et dessaisir peu à peu la haute noblesse au profit de la petite noblesse et de la bourgeois, c'est-à-dire des forces socio-économiques novatrices du Royaume (l'un des apogée de ce mouvement eut lieu sous Phillipe IV avec ce qu'on nomma "les légistes")
Le Royaume de France mit toujours à l'honneur la culture. Ainsi la France fut l'une des premières des nations catholiques à avoir son université dès le XI° Siècle, dont la devise fut "Ici et partout sur terre" http://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Paris En 1200, moins d'un siècle et demi après la fondation de la dynastie, Phillipe-Auguste la reconnait d'utilité publique et lui donne sa charte. Toute l'Europe viendra y étudier et enseigner, y compri Thomas d'Aquin lorsque grâce à Louis IX en 1253, la très prestigieuse université de la Sorbonne fut fondée tp://fr.wikipedia.org/wiki/Sorbonne#Historique

La royauté française ne se préoccupa pas seulement de gloire intellectuelle mais fut aussi une royauté sociale dans la plus pure acception du terme puisque vers 1260 Louis IX fonda les Quinze-Vingt pour les aveugles (le détonateur fut les croisés aveugles ou éborgnés) dont la capacité fut de trois cent lits http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4pital_des_Quinze-Vingts
Ce fut le premier hôpital publique, c'est-à-dire indépendant de l'Eglise
La politique religieuse des Rois de France est complexe et sert des objectifs de politique intérieure. Ainsi en est-il de le croisade dite albigeoise (contre les cathares).
D'un point de vu socioreligieux la doctrine cathare (fille du manichéisme iranien) est antinataliste, donc antiéconomique.
En effet ce courant a comme principe que la création est l'oeuvre du diable, il n'y a donc rien de bon à attendre du monde.
Mieux, il faut que les âmes reviennent à Dieu par l'ascèse et éviter d'en faire descendre par la procréation. Si ce fut le devoir de tous cathares, les parfaits s'étaient explicitement engagés à s'abstenir de toute relation sexuelle.
Cette doctrine heurtait le catholicisme et la royauté: Le catholicisme voit sa doctrine remise fondamentalement en cause par le caractère mauvais du créateur, la bonté de l'âme, donc l'inutilité rédemptrice du Christ, qui par contre avait un caractère pédagogique (adieu les indulgences, les pèlerinages vecteurs de commerce.
Le Roi voulais des fiefs prospères et le catharisme entravait le dynamisme des fiefs ayant vocation à être intégrés à la France.
Le contexte de la croisade contre les cathares est la défaite des croisés à Jérusalem.
1187 Saladin reprend Jérusalem
1208 Phillipe-Auguste prend la tête de la croisade
1209 Raymond VI de Toulouse se réconcilie plus ou moins sincèrement avec l'Eglise
1222 Raymond VII fait acte d'allégeance à Phillipe-Auguste
1224 Le conflit change de nature: Louis VIII veut annexer le compté de Toulouse et s'oppose au pape qui veut disposer des terres toulousaine et contrecarre le pape
Y aurait-il eu une croisade albigeoise dans les circonstances qu'on connait dont Philipe-Auguste a pris la tête si Jérusalem n'était pas tombée? La question mérite d'être posée. En effet la direction du royaume de Jérusalem fut principalement française et par conséquent la défaite d'outre-mer a rejaillit sur le Royaume de France. Les cadets des familles nobles qu'on avait envoyé en croisade pour pacifier la France, avec l'espoir qu'ils s'y installent oû qu'ils meurent pour la foi, revenaient en France ruinés et belliqueux. La volonté d'un royaume pacifié fut donc mis en danger malgré le conflit avec l'Angleterre qui fut loin d'être un conflit total pouvant mobiliser ces rapatriés.
De 1207 à 1208 Innocent III prêche la croisade papale. Il est à l'origine de l'extension du concept de croisade en terre chrétienne contre les hérétiques conduite par le pape si les rois ne peuvent se croiser.
Dans la perspective patriotique d'unification du Royaume Phillipe-Auguste ne pavait permettre que les terres ayant vocation à être intégrées au Royaume de France devinssent vassales du pape ainsi que l'étaient le duché de Toscane et la marche d'Ancône. Aussi du-t-il prendre la tête de la croisade, qui facilita certainement la coalition antifrançaise vaincue à Bouvines. Sûrement misèrent-ils sur l'affaiblissement du Royaume, mais pour paraphraser Paul c'est dans la faiblesse de la France que se trouve sa force.http://fr.wikipedia.org/wiki/Innocent_III
La dynastie toulousaine vassale du Roi de France fut catholique mais pour des raisons bien compréhensible combattit très mollement le catharisme, il faut dire qu'avec un Simon de Montfort point n'était besoin d'en rajouter dans la répression!
Pour son malheur Raymond VI eut un vassal qui abrite dans ses fiefs de nombreux cathares : Raymond-Roger de Trancevel et il doit naturellement le combattre à cause de l'échec des négociations entre Raymond-Roger et l'intransigeant légat du pape Arnaud Amaury
Cerise sur le gâteau: le roi d'Aragon a de fiefs dans la région (lointain préfiguration des régions que veut mètre en place l'UE pour détruire les patries)
1212 Le roi d'Aragon plaide pour la paix
1213 Innocent III décrète la croisade. Le roi d'Aragon y participe. Objectivement c'est un danger pour la constitution du Royaume de France .
1223: Louis VIII ers Roi, encouragé par Blanche de Castille, future mère et régente de Louis IX (Saint-Louis) il part dans une croisade d'annexion
 
après avoir racheter les droits seigneuriaux d'Amaury sur le Languedoc, conclut une trêve de dix ans avec l'Angleterre. L'Eglise contribue aux fraies. Le conte de Toulouse et le vicomte de Trancavel s'engagent à purger leurs terres des hérétiques, de rendre les bien confisqués à l'Eglise
1243 Raymond vii se soumet à Louis IX après bien des massacres de part et d'autre inutiles
Les efforts des Rois de France furent couronnés de succès, et somme toute pour un patriote il
n'y a que çà qui compte!
1244: Louis IX engage le bras de fer avec Innocent IV qui se terminera par la gifle d'Agnani donnée à Boniface VIII de la part de Phillipe IV (le Bel par Nogaret
Le pape prétendit présider le concile de Lyon. C'eut été admettre une autorité égale, voir supérieure à celle du Roi. Du point de vu patriotique français c'eut était intolérable car en France la loi est nationale oû n'est pas (malheureusement ce principe est constamment violée par la république qui retranscrit bêtement les directives européennes). Afin de donner plus de force à son combat anti théocratique le Roi refuse au pape au pape le droit de démettre les souverains et en 1246 approuve un ligue de seigneurs s'opposant anaux prétentions ecclésiastiques
La Royauté est d'une étonnante modernité puisque vers 1256 Louis IX contraint les maires à rendre des compte chaque années (et non tous les six ans, à moins d'être remarqué par la cour des comptes). Le Roi tente d'assainir les finances communales, de moraliser la justice et la fonction publique Dans cette optique il rachète la charge de prévôt de Paris devenue vénale (l'achat des fonctions publique fut toujours le talon d'Achille de la Royauté, du moins avait-elle pour excuse de faire rentrer l'argent dans les caisses de l'Etat, ce qui n'est pas le cas lorsque la république nomme un patron privé à la tête d'un groupe public et qu'elle tolère qu'il perçoive deux salaires, c'est une sorte de vénalité à rebours: l'Etat républicain achète un serviteur). A partir de 1256 les Bourgeois furet appelés au conseil du Roi http://www.cosmovisions.com/LouisIX.htm
Le gros point noir de la politique intérieure de Louis IX fut les persécutions antijuives (talmuds brûlés en 1243, signes distinctifs et pour finir expulsion temporaire des juifs vers 1250 http://www.cosmovisions.com/ChronoDiaspora02.htm) On ne peut comprendre la judéo phobie d'un si grand Roi qui tint tête au pape et fut si soucieux du bien commun! C'est un "mystère" presque ésotérique!
1270 Mort de Louis IX à Tunis, Accession au Trône de Phillipe III à Tunis. En 1272 Le compte de Foix refuse la suzeraineté du Roi 1274 le Roi annexe le haut compté de Foix. Le Roi hérite du Poitou et du Per21:01 14/05/2010che
1284 Phillipe IV devient Roi pour un règne riche en évènements dont l'unique but fut le renforcement de l'Etat
Dans la droite ligne de son grand-père Louis IX, Phillipe IV combat l'intrusion papale dans les affaires intérieures. Ainsi obtient-il de Boniface VIII en 1297 que la papauté renonce à protéger les bien de l'église contre le Roi. Ce résultat est d'autant plus facilement obtenu que Boniface a deux croisades à conduire: contre les aragonais de Sicile et les Colonna Le Roi tient le pape en respect le menaçant de pactiser avec ses ennemis. Mais le Roi prend deux décisions qui fâchent le pape: d'une part il donne asile aux Colonna vaincus, d'autre part en 1299 il fait alliance avec Albert d'Autriche, empereur d'Allemagne tenu par le pape pour un usurpateur impérial.
Après de nombreuses plaintes contre le Roi de a part des clercs qui se jugent trop imposés auprès du pape (préfiguration de l'honteux procecessus qui conduit l'actuel citoyen à porter plainte centre sa Patrie auprès de la cour européenne de justice), Boniface convoque en 1304 une assemblée générale de l'Eglise française pour 1305 (ce qui contrevient à la renonciation du pape à s'ingérer dans affaires du Royaume faite en 1297 soit sept plus tôt); Devançant cette initiative, somme toute prévisible, le Roi convoque en 1302 une assemblée de prélats, nobles et bourgeois pour le soutenir. 1303: le fameux "attentat" d'Agnani dont les suites fera mourir Boniface
LE ROI CONTRE LES INTERNATIONALES D'ARGENT
Par patriotisme, et pour protéger le plus possible le peuple des dévaluations, le Roi dut commettre des injustices pour renflouer le trésor. Ces injustices touchèrent:
- Les juifs
- Les templiers
- Les lombards
Bien que le Roi habitua les français à être imposés, les frais d'unification du Royaume dépassèrent les rentrés d'impôts. Il fallut donc prendre l'argent à ceux réputés en avoir et ayant des ramifications internationales. A partir de 1297 l'Eglise française paie presque continuellement un impôt d'un cinquième des redevenus; ce qui est une forme de socialisme et que refusèrent de faire tous les pouvoirs républicain depuis au moins trente ans
De plus Phillipe IV met en oeuvre le principe dans l'air depuis longtemps de l'impôt universel proportionnel
http://www.cosmovisions.com/PhilippeBel.htm
Phillipe IV mourut en 1307
Louis X lui succéda. Son règne fur pauvre sur le plan diplomatique; la grande affaire étant comme l’a si bien mis en valeur « les rois maudits » de Maurice Druon, de faire élire un pape
Le Roi allégea les impôts, fit passer d’indélicats fonctionnaires en justice, commit des injustices envers les ministres de son père sous l’influence maléfique de Charles de Valois, frère de Phillipe IV
Louis X commit l’erreur de rendre aux nobles le droit de basse et haute justice ce qui entraina l’éloignement de celle-ci de sa source divine personnifier par le Roi, tout comme la justice est aujourd’hui éloigner de l’Elysée par la cour de justice européenne composée d’étrangers jugeant d’après on ne sait quel pot pourri de lois!

Le Roi mourut en 1316 Pour la première et unique fois de nôtre histoire le Roi Jean I° était encore à naître. Le premier frère de Louis X le comte de Poitier fut régent.
Jean 1° mourut dans ses premières semaines et le compte de Poitier devint Phillipe V contre la fille de Louis X et Margueritte de Bourgogne les femmes ne pouvant être reines parce que leur maris étrangers auraient pu prendre le pouvoir et favoriser leur pays.
Le 2 Février 1317 les Etats Généraux approuvèrent l’ordre successorale
Le Roi clôtura le travail législatif de ses prédécesseurs par une mise en forme soignée 
Sous Phillipe V les Etats Généraux furent souvent convoquées et les députés admis à faire valoir leur point de vu, qui ne fut pas toujours heureux puisqu’ils refusèrent l’unification monétaire et des poids et mesures du Royaume http://www.cosmovisions.com/PhilippeVLong.htm Il faudra attendre la catastrophique révolution pour qu’aboutisse le projet royal!